26 avril 2019

Si tu me demande d’où je viens,

Je vais tu dire : de loin, très loin, très très loin.

Si tu me demande combien c’est loin,

Je vais tu dire : c’est loin de dix milles kilomètres,

C’est loin comme le bout du ciel,

C’est loin comme la lune.

Si tu me demande pourquoi je viens de si loin,

Je vais tu dire que je viens pour regarder la lune.

La lune de chez moi, elle est ronde et brillante,

Elle est jolie et envoutante, 

Elle est silencieuse et mystérieuse,

Elle me raconte des histoires,

Des histoires de comte de fie,

Des histoires de beaux princes en cheval blanc,

Mais la pluie et les nuages la cachent,

Je ne la voie plus.

Et on m’a dit que dans un outre monde,

La lune est encore plus belle, 

Je l’ai suivie jusqu’ici, dans le village qu’elle repose,

À l’ouest du monde.

Je rêvais qu’elle soit toujours pleine,

Je souhaitais qu’elle éclaire toujours le ciel,

J’imaginais qu’elle reflétait la lumière argentée,

Oh, la lune, ma lune à moi,

Tu devrais être la plus belle des choses

Tu devrais être toujours pleine,

Tu ne devrais pas être cachée par de vilaines choses.

Malheureusement, n’importe où,

Il y a toujours des nuits où tu n’es qu’un petit croissant,

Il y a toujours des nuages pour te cacher,

Il y a toujours de la pluie pour t’inonder.

Je te regarde alors des jours avec patience.

Et j’attends ton jour de plénitude.

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